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christine degoy

peinture

paintings



l'arbre vert, 2010

le moine, 2009



le bois rouge, 2010

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médéric degoy

photographies abstraites

abstract photography

Godlights 18,12,15 ; triptyque, 2009

DECLARATION
Des instants. Des instantanés. Pas de retouche, pas de traitement ; et pourtant, dans la simplicité d'une prise, dans l'unicité d'un instant qui s'étire, se trouve une vérité cachée derrière la matérialité apparente du monde : au-delà de l'illusion de la réalité, en s'affranchissant de l'illusion du temps, se laisse entrevoir une profondeur, un chemin dissimulé, que pourtant chacun connaît au plus profond de soi. 

Ex-tensions : nouvelles séries de photographies abstraites : concept
toutes les photographies abstraites

STATEMENT
Moments. Snapshots. No editing, no retouching ; yet in the pared-down moment of the shot, in the uniqueness of a stretching moment, lies hidden behind the world's apparent materiality a truth, beyond the illusion of reality, liberating us from the illusion of time, letting us glimpse a profundity, a hidden path, and yet one which everyone recognises in their deepest self.

Ex-tensions : new series of abstract photos : homepage, concept
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médéric degoy

poésie

poetry

Des passés composés
Seconde partie : principe féminin
livre troisième : ELLE
chant troisième

Je descendis d'un coup dans un présent figé.

Je vis chaque cellule en mon corps ériger
une mousse de temps à la densité sombre
où chaque molécule épouserait son ombre
et ferait un temps mort en ce tango âgé.

Le flot de nos mémoires un instant surrogé,
le présent, avalant ce futur immobile
– un estomac faisant le passé de sa bile –
émerge du silence en unique existé.

Mes glandes d'illusion du temps y sont restées,
prises dans la gelée de ce flot corrompu
aux règles délavées d'instants interrompus
dont chaque vérité ne pourrait déroger.

Sur la jetée du temps la tempête, figée,
dont le vent, saturé d'immobiles embruns,
cesse de me jeter sans répit ses longs brins,
se cambre, merveilleuse, en matière penchée.

J'étire au ralenti mes membres déclenchés ;
et ma main de passer une once de savoir,
et mon doigt de toucher une bulle d'ivoire
où survit un fragment de la réalité.

Et dans cet air épais, je vois la Vérité
dans ces bulles subtiles aux reflets prismatiques
qui déforment la vue de l'essence authentique
et ainsi de tout point est réinterprétée.

L'absolu y est seul ; on en saurait téter
l'humide contenu sans en briser la bulle ;
et, voudrait-on toucher cette infime cellule,
se fendrait la paroi qui la fait exister.

Ce qu'on en aperçoit, nul ne peut s'y frotter ;
on en a l'impression mais jamais la jouissance
et on en tient le contenu à la distance
où l'on peut le sentir mais jamais le goûter.

À jamais corrompue est la réalité,
elle qu'on interprète en ses signes mesquins
que filtrent la paroi de sa prison d'airain
dont jamais l'absolu ne pourra s'échapper.

J'en perçus à ce point les faussaires en happer
ce que la paroi filtre, en ces rayons errants,
et que chacun reçoit d'un angle différent,
en croyant par cela le réel attraper.

Mais on en tient la carte, ou l'image fripée,
et non le territoire où le réel étend
en bulles infinies ses îlots de présents
que sépare le vide en silence mouillé.

Et je vis tout à coup les insectes grouiller
à la surface lisse où s'enferment les faits
et, filtrant la lumière éclairant leurs effets,
en faisaient la texture en leurs membres rouillés ;
ces peintres en bâtiment œuvraient à maquiller
cet intangible être enfermé en ces bulles
et dévoyaient ses ondes échappées des canules
en les remodelant en moucharabieh.

Elles parvenaient ainsi à le déshabiller,
en changer la parure, en modifier l'image,
et créer le paraître au lumineux plumage
étouffant dans son œuf un être à oublier.

Et le temps, lentement, reprenant son lié,
chaque bulle en chanson entonnant l'univers,

j'en vis de l'artifice émerger les faussaires.

 

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>> I cannot even begin to think of the work necessary to translate it, sorry.
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